« La Cité du Livre de Bécherel vient d'être récompensée d'un Trophée du Tourisme 2010, le mercredi 26 mai à Fougères, pour
son animation mise en place à l'occasion de l'anniversaire de ses vingt ans d'existence au mois de juillet 2009. Colloques,
tables rondes, expositions, marchés du livre, concerts permirent à quelque 4000 visiteurs durant 3 jours de célébrer la
naissance et les vingt années d'activités autour du livre, de ses métiers et de son économie. A cette occasion, des cités
du livre de France et d'Europe avaient pris une part active à la célébration de la doyenne des cités du livre de France.
Quel couronnement ! »
Avec son "Petit traité du plaisir qui met oubli à la mort", Nicolas Raccah nous a emportés dans un voyage d’une heure à travers la Poésie Erotique du XVIe siècle…
Il se souvient de Bécherel :
"J'aime faire cet exercice de fermer les yeux pour voir ce qui affleure de souvenirs d'un lieu.
Bécherel donc ? Je ferme les yeux. Emile et Edith d'abord, la Librairie de la Porte Saint Michel, je franchis la porte et je me senschez moi ; la chambre aux petites fleurs rouges, la vue sur la campagne vallonnée ; les marches derrière l'Eglise qui conduisent au puits ; des petits morceaux d'ardoise sur le sol ; une statuette de femme aux grands pieds, au buste minuscule ; les madeleines maison d'Edith dans leur bocal ; le regard et la respiration d'Emile ; une dame qui regarde mon spectacle avec d'énormes lunettes noires, et qui vient s'en excuser ; une coccinelle qui se pose sur ma main quand j'arrive à Bécherel, et deux coccinelles posées sur mon pare-brise quand j'en repars...
Il est des endroits qui permettent de se poser et de regarder sa vie pour en apercevoir les lignes, le tracé.
C'est ce que j'ai ressenti à Bécherel : j'ai regardé d'où je venais, avec tendresse, j'ai soufflé, j'ai regardé approximativement où j'allais, j'ai souri, et j'ai repris ma route, fort de ce savoir. Les épaules un peu plus légères.
Merci pour votre accueil à tous".
nikoraka@yahoo.fr